
Le Gabon veut tourner la page de sa forte dépendance aux importations de viande congelée. Pour y parvenir, le gouvernement mise notamment sur la filière avicole, appelée à devenir l’un des piliers de la production alimentaire nationale et un important pourvoyeur d’emplois.
L’objectif affiché est ambitieux : faire passer la production de poulets de chair d’environ 4 000 tonnes aujourd’hui à plus de 100 000 tonnes par an à l’horizon 2027-2028.
Pour accélérer cette transformation, le Plan opérationnel d’urgence pour la filière avicole (POUFA) prévoit notamment le développement de 150 fermes pilotes réparties dans les neuf provinces.
L’État entend également faciliter l’accès au foncier, soutenir l’approvisionnement en aliments et accompagner financièrement les producteurs. Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Pacôme Kossy, plus de 6,5 milliards de FCFA ont déjà été mobilisés au bénéfice d’une vingtaine de fermes afin de renforcer leurs capacités de production.
Mais derrière cette montée en puissance se joue aussi une bataille pour l’emploi. Élevage, fabrication d’aliments, transport, transformation, distribution : toute la chaîne pourrait générer de nouvelles activités pour les jeunes et les femmes. Le gouvernement évoque ainsi un potentiel de plus de 100 000 emplois directs et indirects.
La stratégie repose enfin sur l’implication conjointe des investisseurs et des producteurs locaux. Les engagements annoncés en mai 2026, évalués à plus de 700 milliards de FCFA, doivent notamment contribuer à développer des couvoirs et des unités de production d’aliments.
À terme, l’ambition est claire : produire davantage localement, réduire la dépendance aux importations et faire de l’aviculture un véritable levier de croissance et d’insertion professionnelle.


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