À l’aube de la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), le président de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua, affiche une ambition claire : faire de cet événement bien plus qu’une simple tribune de réflexion. Pour le patron de la FEG, cette rencontre, placée sous le haut patronage du Chef de l’État, doit marquer un tournant décisif dans le dialogue public-privé. Son mot d’ordre est limpide : passer du diagnostic à l’exécution, avec des recommandations hiérarchisées et assorties d’un mécanisme de suivi rigoureux.
Le thème de cette année, « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cristallise les défis majeurs auxquels les acteurs économiques font face. Fiscalité, accès au financement, commande publique et compétitivité seront autant de chantiers scrutés par les participants. Pour Alain-Claude Kouakoua, l’impératif est de transformer chaque atelier en un laboratoire de solutions concrètes, où les délais et les responsabilités de chacun seront clairement définis pour garantir une mise en Å“uvre effective.Au cÅ“ur de cette stratégie, la place des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des PMI occupe une place centrale. Le président de la FEG plaide pour une architecture économique plus inclusive où les grandes entreprises agiraient comme des locomotives pour un tissu dense de PME. Cela passe, selon lui, par une refonte des mécanismes de sous-traitance et de co-traitance sur les grands projets, afin de s’assurer que les entreprises gabonaises ne restent pas à la périphérie de la dynamique nationale, mais deviennent des actrices à part entière de la création de valeur.
Pour éviter l’écueil des grands-messes sans lendemains, la FEG innove en proposant la « Déclaration de Libreville ». Ce document de synthèse, adossé à une feuille de route opérationnelle, fera l’objet d’un suivi semestriel avec les pouvoirs publics. Une méthode qui illustre la volonté de l’homme à la tête de la FEG de faire bouger les lignes : privilégier l’évaluation constante des engagements pris pour construire, dans la durée, une économie gabonaise forte, compétitive et résolument tournée vers la croissance partagée.


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