Face à la multiplication des dépôts sauvages d’ordures qui polluent les rues de Libreville, Owendo et Akanda, l’exécutif gabonais a décidé de durcir le ton. Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a rappelé que la salubrité publique est une affaire collective qui exige désormais d’associer la pédagogie à des mesures de répression exemplaires pour espérer assainir durablement les trois communes.Cette inflexion répressive s’inscrit dans le droit fil du discours à la nation du chef de l’État prononcé le 17 août dernier, appelant à un sursaut de discipline et à une responsabilisation accrue de chaque acteur face aux dérives constatées.
Une vision partagée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, qui exhorte les citoyens, les administrations et les élus locaux à mobiliser volonté, courage et rigueur dans l’accomplissement de leurs devoirs civiques.L’exécutif pointe du doigt l’inefficacité des efforts d’assainissement consentis par les collectivités tant que les comportements inciviques perdureront, entre rejets illégaux dans les caniveaux et encombrement des espaces publics.
La stratégie gouvernementale trace ainsi une ligne de partage claire : aux pouvoirs publics l’aménagement et la collecte, aux administrés le respect impératif des règles de propreté.Au-delà de la simple gestion des ordures ménagères, c’est toute l’image des agglomérations gabonaises et la santé environnementale des populations qui se trouvent ainsi replacées au cœur des priorités nationales. En brandissant la menace de sanctions face aux récalcitrants, le gouvernement espère enraciner de nouvelles habitudes citoyennes pérennes.


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