
Une affaire présumée de détournement et de revente de câbles en cuivre éclabousse les réseaux de télécommunications à Libreville. Dix personnes ont été interpellées cette semaine par la Direction générale des recherches (DGR), à l’issue d’une enquête portant sur la disparition de câbles appartenant à Gabon Télécom et Airtel Gabon.
Selon les informations recueillies, les personnes mises en cause comprennent six agents de Gabon Télécom, un employé d’Airtel Gabon ainsi que trois propriétaires de quincailleries. Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un circuit permettant de récupérer puis de commercialiser des morceaux de câbles issus des opérations techniques réalisées sur les réseaux.
Lors de son audition, l’un des agents concernés aurait expliqué que certaines interventions nécessitent de sectionner des câbles afin d’adapter les installations. Les parties restantes, communément appelées « chutes de câble », contiennent notamment du cuivre et sont normalement destinées à être restituées aux entreprises.
C’est précisément sur cette étape que les investigations se concentreraient. D’après les éléments recueillis par la DGR, certaines de ces chutes auraient été récupérées puis revendues à des quincailleries, sans respecter les procédures internes prévues pour la gestion des équipements et matériaux des opérateurs.
Le cuivre, particulièrement recherché pour sa valeur marchande, serait ainsi au cœur du mécanisme présumé.
Après plusieurs auditions, les dix suspects ont finalement été déférés devant la justice. La procédure judiciaire doit désormais permettre d’établir les responsabilités de chacun dans cette affaire.


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