Le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) franchit une étape décisive dans sa volonté de restaurer les services de base. Le programme « Amélioration de l’accès à l’eau potable pour tous » ne se contente pas de répondre à une urgence sociale ; il pose les jalons d’une gestion résiliente et durable des ressources hydriques. En ciblant prioritairement la réduction du retard en milieu rural et la réhabilitation des infrastructures de production et de stockage en zone urbaine, le gouvernement de la République entend transformer l’accès à l’eau en une réalité tangible et équitable pour l’ensemble des Gabonais d’ici 2030.
L’un des leviers majeurs de cette transformation repose sur le renforcement de la gouvernance du secteur. La restructuration annoncée de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) et la clarification du cadre réglementaire — incluant la révision de la loi n°012/2023 — visent à instaurer une transparence accrue et à attirer des investissements stratégiques. Cette réforme institutionnelle est doublée d’une volonté de rationalisation financière, avec l’opérationnalisation du Fonds National pour l’Énergie et l’Eau, garantissant que chaque franc investi contribue directement à l’amélioration de la qualité de service et à l’extension des réseaux d’adduction.Sur le plan technique, le PNCD 2026-2030 déploie une panoplie de projets d’envergure. Parmi les interventions prioritaires figurent la construction d’une nouvelle station de traitement d’eau potable à Kango, destinée à soulager le Grand Libreville, ainsi que le déploiement de réseaux dans les neuf provinces du pays. Parallèlement, le plan met l’accent sur le renforcement des capacités humaines et technologiques. La modernisation des laboratoires, l’usage de la cartographie numérique et la formation d’experts locaux en hydrologie permettront une planification plus fine et un suivi rigoureux de la ressource, loin des gestions approximatives du passé.Enfin, le programme intègre une dimension environnementale et pédagogique essentielle.
La gestion durable des ressources en eau passe par la protection des écosystèmes sensibles, tels que les mangroves et les bassins versants, mais aussi par une vaste sensibilisation des populations à travers les écoles et les médias. En instaurant une véritable « culture de l’eau », le gouvernement mise sur la responsabilité collective pour préserver cette ressource vitale. Couplé au programme d’assainissement pour tous, ce volet du PNCD 2026-2030 dessine un Gabon où la santé publique et le respect de l’environnement constituent le socle d’une croissance inclusive et pérenne.


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