La patience des abonnés gabonais semble avoir atteint ses limites face à la dégradation persistante des prestations de l’opérateur historique. Depuis plusieurs semaines, la qualité de la connexion Internet fournie par Gabon Télécom / Moov Africa est devenue tout bonnement catastrophique, plongeant les usagers dans une exaspération profonde et légitime.Sur le terrain, cette panne technique chronique paralyse le quotidien de milliers de foyers et de professionnels. Téléverser une simple vidéo d’une minute relève désormais du parcours du combattant en prenant jusqu’à six heures, tandis que la publication d’un statut vidéo s’étire péniblement sur vingt minutes, rendant l’utilisation des plateformes de divertissement et de travail telle que YouTube quasi impossible.
Pourtant, face à ce service largement défaillant, la machine de facturation continue de tourner sans le moindre répit ni la moindre considération pour le consommateur. Les abonnés s’insurgent ainsi contre un système à sens unique où tout retard de paiement est immédiatement sanctionné par une suspension de ligne, alors que l’opérateur ne respecte pas ses engagements contractuels de fourniture de service.Cette situation cauchemardesquepèse lourdement sur l’activité des travailleurs du numérique, des créateurs de contenu et des entrepreneurs pour qui Internet constitue l’outil de travail exclusif.
Contraints de s’expatrier hors de chez eux pour squatter la connexion de la concurrence malgré un abonnement déjà payé chez Moov Africa, les clients réclament des comptes, des explications claires et des mesures de dédommagement concrètes.Le ras-le-bol généralisé traduit le refus catégorique des consommateurs d’être traités comme de simples payeurs muets face à l’incompétence technique. Les abonnés attendent désormais de l’opérateur qu’il sorte de son silence, communique officiellement sur l’origine de ces dysfonctionnements majeurs et propose enfin des solutions tangibles pour réparer ce préjudice quotidien.


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