La province de l’Ogooué-Ivindo fait face à une inertie contractuelle qui suscite l’exaspération au sein de l’exécutif. Huit mois après la finalisation des procédures relatives aux travaux d’urgence de la route Makokou-Ekata, longue de 236 kilomètres, la société adjudicataire Maripoma n’a toujours pas déployé les efforts escomptés sur le terrain.Face à ce retard injustifié, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, est monté au créneau lors de sa récente tournée d’inspection dans la région. Le membre du gouvernement a fermement rappelé l’entreprise chinoise à ses obligations contractuelles, fixées pour une durée totale de 48 mois.
Le ministre a insisté sur l’impératif absolu du respect des délais impartis, tout en soulignant l’impact financier négatif de pareils manquements. « Le délai de 48 mois est impératif, tout retard expose à des pénalités. C’est de l’argent que l’on va emprunter, il y a des intérêts », a-t-il martelé, rappelant ainsi la lourde responsabilité des opérateurs économiques vis-à-vis de l’État et des contribuables gabonais.Cette sortie musclée met en lumière l’exigence de rigueur désormais imposée dans l’exécution des marchés publics nationaux. Edgard Moukoumbi a tenu à rappeler que tout engagement contractuel doit être strictement honoré dès la notification officielle de l’ordre de service, fermant la porte à toute complaisance administrative ou technique.Au-delà de l’axe Makokou-Ekata, cette visite ministérielle s’inscrivait dans un vaste programme de suivi des infrastructures provinciales.
Parmi les dossiers majeurs figure également le chantier Makokou-Okondja, un tracé de 260 kilomètres qui s’intègre dans la grande ceinture routière destinée à désenclaver les chefs-lieux de province avant un prolongement stratégique vers Koula-Moutou et Mouila.Quel est le prochain chantier prioritaire que le ministère des Travaux publics envisage d’inspecter dans cette zone ?


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