La perspective de la rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce sous des auspices particulièrement sombres pour la communauté éducative du CES Anges Mba. Loin des discours officiels prônant l’excellence et la modernisation des structures d’apprentissage, l’établissement présente un état de délabrement avancé qui témoigne de l’urgence d’une intervention salvatrice dans le secteur éducatif national.Sur place, le constat dressé par les usagers a de quoi indigner. L’infrastructure ploie sous le poids du temps et de l’abandon, affichant des bâtiments scolaires vétustes dépourvus du strict minimum, à l’instar des fenêtres et des portes absentes, laissant les salles de classe à la merci des intempéries et des intrusions de toutes sortes.
La dégradation est visible dans les moindres recoins de l’enceinte pédagogique. Les plafonds ouverts menacent la sécurité des occupants, la peinture des murs est totalement écaillée, et l’entrée même du collège renvoie l’image d’un site insalubre, bien loin des standards requis pour offrir un cadre d’épanouissement propice aux adolescents.Cette situation critique remet brutalement en lumière la lente agonie de l’école publique gabonaise, souvent reléguée au second plan malgré les défis colossaux du système éducatif. Les parents d’élèves et les enseignants assistent, impuissants, à la détérioration continue d’un patrimoine censé façonner l’élite de demain, accentuant le fossé entre les ambitions étatiques et la triste réalité du terrain.
À l’approche de la sonnette de la rentrée, l’état alarmant du CES Anges Mba lance un cri de détresse pressant à l’endroit des autorités compétentes. Redonner à cet établissement public un visage digne et sécurisé relève désormais d’une impérieuse nécessité pour sauver l’année académique de ces jeunes apprenants.


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