La Cour d’appel de Libreville a confirmé le maintien en détention provisoire de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze. Incarcéré depuis le 16 avril dernier, l’opposant politique est visé par une enquête judiciaire pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie, des accusations que sa défense conteste formellement.Lors de cette audience, les juges ont rejeté la demande de libération provisoire ainsi que le recours en nullité de procédure déposé par ses avocats.
Me Arthur Vercken, conseil du prévenu, soutient notamment la thèse de la prescription des faits et dénonce une procédure qu’il qualifie d’irrégulière, arguant d’une atteinte aux principes du droit et aux garanties d’un procès équitable.Sur le plan politique, le parti Ensemble pour le Gabon dénonce les conditions de l’arrestation de son leader, évoquant une interpellation brutale et un accès restreint à ses conseils durant la phase initiale de sa garde à vue. Cette affaire survient dans un climat politique tendu, marqué par les critiques répétées de l’ancien chef du gouvernement à l’encontre de la gestion actuelle du pays, notamment sur les réformes institutionnelles et les restrictions liées aux réseaux sociaux.
Alors que la procédure judiciaire suit son cours, ses partisans ont annoncé leur intention d’organiser des manifestations pour exiger sa libération. En attendant de nouvelles audiences, l’ancien Premier ministre demeure incarcéré à la prison de Libreville, dans une affaire qui cristallise les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place.


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