Le Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, a fermement repris les rênes du dossier de la Main-d’Œuvre Non Permanente (MONP) lors d’une séance de travail cruciale tenue le dimanche dernier. Face à l’ensemble des Directeurs Centraux des Ressources Humaines (DCRH), le Ministre a fixé un ultimatum de 15 jours pour le recensement exhaustif des agents MONP diplômés exerçant des fonctions d’agents publics permanents. Cette décision, officialisée par un communiqué ce 13 avril 2026, vise à lever les ambiguïtés et à instaurer une transparence totale dans la gestion des carrières au sein de l’administration gabonaise.
Lors de cette rencontre,Laurence Ndong a tenu à dissiper toute confusion juridique en rappelant qu’il n’existe aucune passerelle automatique entre la MONP et la Fonction publique. Toutefois, s’appuyant sur les instructions du Président de la République et sensible à la dimension humaine du dossier, elle a confirmé l’approbation par le Conseil des Ministres de l’intégration des agents diplômés occupant déjà des postes de fonctionnaires. Ce rappel à l’ordre est une réponse directe aux défaillances de communication constatées dans certaines administrations, garantissant que la volonté présidentielle soit enfin appliquée avec fidélité et équité sur l’ensemble du territoire.L’exigence de rigueur documentaire est au cœur de ce processus : chaque dossier devra désormais comporter les attestations de service et de présence certifiées par la hiérarchie. Parallèlement, le Ministre a accentué la pression sur la gestion des départs à la retraite pour l’année 2026. Conformément à la vision plaçant la dignité de l’agent public au centre de l’action gouvernementale, les DCRH doivent désormais anticiper le traitement des dossiers de retraite. L’objectif est limpide : assurer un passage fluide vers la pension, sans délai ni tracasseries administratives, en transmettant les documents requis à la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales (CPPF) bien en amont.
Les Directeurs Centraux des Ressources Humaines ont accueilli ces orientations avec un soulagement manifeste, saluant la clarté et la pertinence des mesures engagées. Cette nouvelle dynamique de gestion, alliant fermeté administrative et humanité, marque une étape majeure dans la modernisation de l’État. Sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, la Fonction publique gabonaise se dote des outils nécessaires pour restaurer la confiance de ses agents, prouvant que la performance de l’administration passe avant tout par le respect scrupuleux des droits et de la dignité de ceux qui la servent.
Moore Mirabelle


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