En marge des célébrations nationales de la Journée de la Femme, le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) s’est mué, ce 17 avril 2026, en un véritable carrefour de sensibilisation médicale. Loin des simples réjouissances protocolaires, le service dermatologique a choisi d’honorer la femme gabonaise à travers un atelier thématique novateur : **« J’aime ma peau et j’en prends soin »**. Sous la direction d’un panel d’expertes, dont les docteurs Ntsame, Ngouele, Tchibinda et Corez, l’événement a rappelé que la peau n’est pas qu’une enveloppe esthétique, mais un organe vital dont les signaux d’alerte méritent une écoute attentive et une expertise clinique rigoureuse.Le cÅ“ur des échanges a porté sur les dangers d’une exposition solaire mal maîtrisée, véritable ennemi de la régénération cutanée sous nos latitudes.

Les spécialistes ont insisté sur des gestes barrières souvent négligés : le port de vêtements couvrants, l’usage systématique de crèmes solaires adaptées à chaque phototype et la protection contre les lumières bleues, omniprésentes sur nos écrans. « La peau est un organe qui s’exprime », a rappelé le Dr Stéphanie Ntsame, soulignant que l’obstination à utiliser des produits inadaptés malgré les réactions inflammatoires constitue une agression que le corps finit toujours par facturer sévèrement.L’atelier a également levé le voile sur les dérives cosmétiques liées aux effets de mode et à l’absence de lecture des compositions chimiques. Les dermatologues ont pointé du doigt l’irresponsabilité de certains comportements qui privilégient l’éclat éphémère au détriment de la santé structurelle de l’épiderme. À l’inverse, une approche holistique du bien-être a été préconisée : une alimentation équilibrée, une hydratation constante et une gestion efficace du stress ont été présentées comme les piliers d’une peau rayonnante, rappelant que la beauté extérieure prend racine dans un équilibre physiologique interne.
En définitive, cette rencontre au CHUL a transcendé le cadre de la simple consultation pour devenir un plaidoyer en faveur de la dignité et de l’autonomie sanitaire des femmes. En associant l’apprentissage technique à des moments de convivialité, l’institution a délivré un message fort : prendre soin de sa peau, c’est avant tout cultiver une estime de soi saine et responsable. Ce 17 avril 2026 restera ainsi marqué par cette volonté de réconcilier la femme gabonaise avec son image, en lui donnant les clés scientifiques pour préserver son capital santé sur le long terme.
Yolande ABORE


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