La Commission de la Santé, de l’Éducation, des Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale a auditionné, le ministre de la Santé, le Pr. Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, dans le cadre de l’examen de cinq projets de loi visant à restructurer et moderniser le secteur sanitaire national. Au cœur des débats figuraient les projets de loi de ratification des ordonnances portant création et organisation de structures hospitalières majeures, à savoir le Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE), le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), le Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) et le Laboratoire national de santé publique.
Le ministre a justifié ces textes par la nécessité impérieuse de mettre fin à une irrégularité juridique, précisant que ces établissements fonctionnent actuellement en violation des dispositions légales relatives à la création et à la gestion des services de l’État. Parallèlement, dans un contexte de recrudescence de la consommation de nouveaux produits du tabac et de dispositifs de vapotage, le Pr. Nkana a défendu l’ordonnance n°0020/PR/2026 visant à instituer des mesures de lutte contre ce fléau, avec pour priorité la protection de la santé des populations, particulièrement celle des jeunes.Lors de la phase des échanges, les députés ont interpellé le membre du Gouvernement sur des dysfonctionnements persistants au sein des établissements publics. Les points soulevés comprenaient notamment : – Les délais de prise en charge des patients en détresse. – La qualité de l’accueil réservé aux malades par le personnel soignant. – Le coût jugé prohibitif des prestations médicales, notamment pour les jeunes mères fréquentant le CHUMEFJE.
En réponse à ces préoccupations, la ministre a mis en avant les suites du séminaire consacré à l’éthique et à la déontologie du personnel médical. Elle a annoncé la mise en place opérationnelle d’un bureau de plaintes, conçu comme un mécanisme de veille et de signalement. Ce dispositif a pour mission de recueillir les dénonciations relatives aux manquements professionnels et de garantir l’application effective des sanctions prévues par les textes en vigueur contre les contrevenants, marquant ainsi une volonté de renforcer la responsabilité au sein du système de santé.


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