L’heure n’est plus à la diplomatie de salon, mais à la reconquête des actifs stratégiques. En foulant le sol de l’Ogooué-Maritime le dimanche 12 avril, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a marqué une rupture nette avec le passé. De l’inauguration du champ Ngongui à Gamba jusqu’au rappel à l’ordre musclé des pétroliers à Port-Gentil, cette première journée de tournée présidentielle sonne comme un acte de réappropriation nationale : le pétrole gabonais doit redevenir le moteur exclusif du bien-être des Gabonais.
À Gamba, le signal envoyé a été d’une clarté absolue. En mettant officiellement en service le champ pétrolier de NGONGUI, le Président ne s’est pas limité à une simple cérémonie de ruban. Avec une réserve estimée à 350 millions de barils et une montée en puissance immédiate de 10 000 barils supplémentaires par jour, le Gabon démontre sa capacité à piloter lui-même ses ressources majeures. Le rachat d’Assala en 2024 s’impose désormais comme le pivot d’une stratégie de souveraineté payante : avec une production nationale franchissant le cap des 60 000 barils/jour, la Ve République ne se contente plus d’observer, elle gouverne ses revenus.À peine le pied posé dans la cité pétrolière, le Chef de l’État a transformé sa visite en une véritable inspection de combat. Des quartiers de Bornave à Miniprix, en passant par les sites névralgiques de la SEEG et de la SOCOBA, le message adressé aux entreprises de BTP est sans équivoque : l’inertie est terminée. Les délais de livraison des infrastructures, du futur centre culturel aux réseaux de distribution d’eau et d’électricité, sont désormais des impératifs catégoriques.
L’ambition est claire : restaurer le prestige de « POG » et lui redonner son statut de capitale économique moderne.Le point d’orgue de cette journée restera sans doute le face-à-face avec les opérateurs pétroliers. Dans une ambiance empreinte de gravité, le Chef de l’État a signifié aux multinationales que l’ère de l’exploitation sans retour social est révolue. Les exigences du Gouvernement sont désormais gravées dans le marbre : Nationalisation de l’emploi : Priorité absolue aux compétences locales pour briser la courbe du chômage des jeunes. Promotion du contenu local :Recours systématique et obligatoire à la sous-traitance pour les PME gabonaises.


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