Pour garantir le succès de cette feuille de route industrielle, un comité de suivi bipartite sera instauré. Composé de représentants de la République gabonaise, d’Eramet et de la Comilog, cet organe aura pour mission de piloter les trois projets à l’étude et de valider leur viabilité économique, notamment sur le volet crucial de l’accès à l’énergie, dont l’État s’engage à assurer la fourniture. Ce comité, gage de transparence et de responsabilité, se réunira avec une fréquence trimestrielle pour évaluer les avancées des travaux.Parallèlement, une initiative innovante voit le jour autour de la valorisation des ressources forestières : le développement d’une filière de biocharbon.
Lancée concrètement en juillet 2026 à Lastourville en partenariat avec la société Precious Woods, cette filière s’appuie d’ores et déjà sur un four pilote. Les ambitions sont claires, avec une étude en cours pour le déploiement d’une unité de production capable de générer 10 000 tonnes de biocharbon par an d’ici 2029, transformant ainsi les coproduits de l’industrie forestière en levier de croissance.L’accord place également le « Made in Gabon » au cÅ“ur de la stratégie nationale grâce au lancement d’un fonds d’amorçage industriel. Cet outil financier ambitieux vise à soutenir la création de 3 000 emplois dans le secteur industriel tout en renforçant la compétitivité et le poids de l’industrie dans la richesse nationale. En accompagnant le développement d’activités locales, ce fonds entend structurer un écosystème industriel robuste et pérenne.Christel Bories, présidente-directrice générale d’Eramet, a salué la qualité de cette collaboration co-construite avec les autorités gabonaises.
« Nous nous réjouissons de la signature de ce protocole d’accord qui concrétise l’engagement du Groupe aux côtés de l’État gabonais pour développer le secteur industriel », a-t-elle déclaré. Mettant en avant le sérieux des études techniques et la transparence de la méthode, elle a exprimé sa conviction que cette alliance durable permettra de répondre efficacement à la volonté souveraine du Gabon d’accroître la transformation locale de ses ressources.


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