La quête d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques demeure au cÅ“ur des priorités de l’exécutif. Dans une intervention récente, le Président de la République Brice Clotaire Oligui a tenu à marquer une exigence fondamentale concernant les négociations et les programmes envisagés avec les institutions financières internationales, et en particulier avec le Fonds Monétaire International (FMI).
Pour le Chef de l’État, il est impératif d’avoir une visibilité absolue sur la consistance et la réalité de la dette publique avant de souscrire à de nouveaux engagements structurels.Insistant sur la nécessité d’assainir les comptes de la nation, le Président a rappelé qu’un audit préalable et rigoureux est indispensable pour dissiper le flou autour des chiffres avancés, qu’il s’agisse des estimations oscillant entre 70 % et 80 % du PIB. « Je veux savoir sur quoi je signe avec le FMI », a martelé le Chef de l’État, refusant catégoriquement d’engager le pays dans des programmes sans une traçabilité et une transparence irréprochables sur l’origine et le montant réel des passifs financiers hérités du passé.Cette démarche de vérité comptable s’inscrit dans une dynamique globale de bonne gouvernance, de lutte acharnée contre la corruption et d’accélération de la digitalisation de l’administration gabonaise.
En exigeant la mise en place de réformes structurelles profondes pour digitaliser la gestion de la dette à tous les niveaux, les autorités entendent doter le pays des outils modernes nécessaires pour consolider sa crédibilité financière auprès de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.À travers cette exigence de transparence, le Gabon réaffirme sa volonté de bâtir sa souveraineté économique sur des bases saines et mesurées. L’objectif final demeure la préservation de l’intérêt supérieur de la nation et la garantie d’une croissance durable, portée par des politiques rigoureuses et partagées en toute clarté avec l’ensemble des citoyens et des partenaires au développement.


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