L’opération de régularisation foncière menée par la Société Nationale Immobilière (SNI) à Essassa n’est pas qu’une simple formalité administrative, c’est le chantier urbain le plus ambitieux du Gabon. En proposant un titre foncier sécurisé pour seulement 600 000 FCFA, soit le prix le plus bas de l’histoire du logement gabonais, l’État pose un acte fort de bienveillance gouvernementale. « Essassa, ce n’est pas un village en péril, c’est la ville de demain », souffle-t-on dans les couloirs de la SNI, où l’on s’active pour transformer 1 700 hectares en un pôle de modernité doté d’une route en 2×2 voies.
Cependant, cette mesure sociale s’accompagne d’une fermeté exemplaire. La vision présidentielle est précise : la priorité va au cadre bâti et aux bâtisseurs de bonne foi. Pour la SNI, une parcelle bâtie est un foyer, tandis que dix hectares vides ne sont qu’un commerce. À ce titre, la régularisation est un droit pour ceux qui ont construit, et non une rente pour ceux qui ont spéculé. Brader le patrimoine national en régularisant des hectares inoccupés reviendrait à priver des milliers de jeunes Gabonais de leur chance de devenir propriétaires.Le message envoyé aux spéculateurs est clair : la SNI ne peut en livrer dix à quelques-uns alors que 500 000 Gabonais attendent légitimement leur parcelle. L’institution joue ici son rôle de gardienne du patrimoine public. Elle écoute et accompagne les familles, mais elle refuse de cautionner l’accaparement des terres qui hypothèque l’avenir de la cité nouvelle. « Régulariser des hectares inoccupés, ce serait trahir la confiance des milliers de citoyens qui croient en ce projet », martèlent les responsables du dossier.L’heure est désormais à la mobilisation des bénéficiaires.
La date butoir du 31 mai 2026 approche à grands pas et constitue le dernier virage pour sécuriser son investissement à moindre coût. Les familles concernées sont vivement encouragées à se rapprocher des agences dédiées, car après cette échéance, l’État reprendra ses droits sur les réserves foncières. À Essassa, l’avenir se construit aujourd’hui, et la SNI attend les bâtisseurs pour transformer cette ambition nationale en une réalité tangible pour chaque foyer gabonais.
Yolande ABORE


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