La situation dans les villages de Mayengué et Tsouka devient chaque jour plus préoccupante. Les populations locales sont privées d’électricité depuis plusieurs mois — une coupure qui dure depuis 11 mois à Mayengué et 5 mois à Tsouka, consécutivement à des pannes de transformateurs. Cet état de fait handicape lourdement le quotidien des habitants et freine le développement de ces localités.Pourtant, des solutions semblent avoir été initiées au sommet de l’État.
Selon plusieurs sources, deux nouveaux transformateurs auraient déjà été acquis sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin de pallier ces défaillances techniques. Toutefois, ces équipements demeurent inutilisés, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) se trouvant, semble-t-il, dans l’incapacité de procéder à leur acheminement sur site, faute de moyens logistiques adaptés à ce type d’opération de transport.À ce défi énergétique s’ajoute un retard inquiétant dans le secteur éducatif. Les travaux de construction des logements destinés aux enseignants, initiés au cours de la période de transition, n’ont toujours pas été livrés. Ce chantier à l’arrêt prive le corps enseignant de structures d’accueil dignes, compromettant par la même occasion la stabilité et la qualité du suivi pédagogique dans ces zones rurales.
La persistance de ces blocages — qu’il s’agisse de la défaillance logistique de la SEEG ou de l’inachèvement des infrastructures scolaires — suscite une incompréhension grandissante. Il devient urgent pour les services concernés de lever ces obstacles opérationnels afin de répondre aux besoins immédiats des populations et de concrétiser les engagements pris pour l’amélioration des conditions de vie dans l’Ogooué-Ivindo.


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