La situation financière critique des Sucreries du Gabon fait planer de lourdes incertitudes sur la pérennité de la production sucrière nationale et la survie de toute la filière agricole et industrielle associée. Arrivé il y a deux ans avec la promesse de relancer l’activité, l’investisseur turc se retrouve aujourd’hui dans l’impasse, au point de laisser craindre un désengagement total si la tendance ne s’inverse pas rapidement. Face à cette tempête, la direction générale monte au créneau pour réclamer aux pouvoirs publics un accompagnement renforcé et une visibilité accrue indispensable à la poursuite des investissements.
L’alerte rouge a été officiellement déclenchée par le directeur général, Ousmane Sall Mabignat, lors d’une visite sur site du gouverneur de la province du Haut-Ogooué, Jacques Denis Tsanga. Les difficultés financières abyssales qui secouent l’entreprise risquent en effet de paralyser net les efforts de modernisation et d’asphyxier l’outil de production. Conscient de l’onde de choc que provoquerait une fermeture ou un ralentissement drastique, le représentant de l’État s’est voulu rassurant, affirmant que le gouvernement ne comptait point abandonner cette structure névralgique et s’engageait à honorer sa parole.Au-delà des comptes de l’entreprise, c’est l’ensemble de l’écosystème socio-économique qui retient son souffle, à commencer par les emplois directs et indirects ainsi que toute l’activité agricole locale qui dépend de cette chaîne.
Une baisse prolongée de la production nationale ouvre dangereusement la porte à de nouvelles tensions sur le marché, agitant le spectre menaçant de pénuries chroniques ou de flambées des prix dans les échoppes. Pour les autorités publiques, l’urgence absolue consiste désormais à voler au secours de cet investissement stratégique afin de garantir un approvisionnement stable et régulier des ménages gabonais.


Commentaires