La position du Gabon sur l’exploitation de ses richesses minières vient de franchir une étape décisive. Dans un entretien exclusif accordé à France24 depuis Libreville, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adressé un message d’une clarté exemplaire au géant minier ERAMET : le temps de l’exportation brute sans valeur ajoutée locale touche à sa fin. En fixant l’échéance de 2029, le Chef de l’État a posé une condition sans équivoque pour la poursuite des activités extractives du groupe : la transformation locale effective de la production.
Pour le Président, le constat est sans appel : « Si rien ne se transforme localement en 2029, Le manganèse ne sortira pas ». Cette déclaration ne constitue pas une simple mise en garde, mais le pilier d’une nouvelle doctrine économique nationale. En exigeant la mise en place d’usines de transformation sur le territoire gabonais, le Chef de l’État entend rompre avec le modèle traditionnel d’extraction pure, au profit d’une industrialisation intégrée qui crée de l’emploi, génère de la valeur et ancre durablement les retombées économiques au sein de la Nation.Cette exigence de souveraineté industrielle place désormais ERAMET face à ses responsabilités. L’injonction présidentielle rappelle avec force que l’exploitation des ressources naturelles doit désormais se conjuguer avec le développement industriel du pays hôte. Pour les observateurs de la scène économique, cette sortie médiatique illustre la volonté manifeste de l’exécutif de reprendre la main sur la chaîne de valeur du manganèse, faisant de la transformation locale le nouveau standard incontournable de tout partenariat minier au Gabon.
En liant le maintien des activités d’extraction à la concrétisation de projets industriels, Brice Clotaire Oligui Nguema envoie un signal fort : le Gabon de 2026 n’est plus disposé à accepter que ses ressources brutes alimentent les économies étrangères sans qu’une transformation significative ne soit opérée localement. Le défi est lancé, et l’échéance de 2029 marque désormais le calendrier de cette mutation industrielle exigée par Libreville.


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