La rentrée parlementaire de ce mois de septembre à l’Assemblée nationale marque la transition entre les promesses des discours et la réalité impitoyable du terrain. Dans son discours d’ouverture, le président Régis Onanga M. Ndiaye a tenu à valoriser le travail titanesque abattu par les députés durant la prétendue intersession. Loin de flemmarder en vacances, les élus ont sillonné leurs circonscriptions respectives, allant à la rencontre directe des populations pour écouter, communier et mesurer l’ampleur des besoins sociaux dans les moindres recoins du pays.Cette immersion rurale et urbaine renforce la légitimité de la Représentation nationale au moment d’aborder les grands arbitrages financiers de l’État.
Forts des doléances recueillies sur le bitume, dans les villages reculés comme dans les arrondissements surpeuplés, les parlementaires portent désormais le lourd fardeau d’exiger des politiques publiques plus proches du citoyen. Le constat démographique récent, révélant une population jeune et concentrée massivement dans l’Estuaire, impose aux pouvoirs publics de repenser d’urgence l’aménagement du territoire pour éviter l’asphyxie de la capitale et l’abandon des provinces intérieures.L’évaluation sans complaisance des transformations en cours dans le pays montre un Gabon en plein chantier, où les réalisations infrastructurelles se multiplient à un rythme inédit. L’inauguration de nouveaux édifices mémoriels, le renforcement des plateaux techniques hospitaliers et la redynamisation des transports urbains témoignent d’une volonté politique manifeste de replacer le pays sur les rails de l’émergence.
Néanmoins, le perchoir a rappelé que ces prouesses matérielles doivent impérativement s’accompagner d’un mieux-être palpable pour chaque famille gabonaise.En invitant l’exécutif à maintenir le cap des réformes tout en ciblant prioritairement l’apaisement du front social, l’Assemblée nationale confirme son rôle de vigie de la République. La jeunesse en quête d’insertion, les malades en attente d’un système de santé performant et les étudiants préoccupés par leurs conditions de vie constituent les véritables boussoles de cette session budgétaire. Le défi est donc lancé : transformer chaque franc CFA voté en actes concrets pour que le progrès profite à l’ensemble de la communauté nationale.


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