Le gouvernement gabonais oppose une fin de non-recevoir catégorique aux réclamations financières formulées par Bosch Capital concernant une prétendue créance de 300 millions de dollars. S’appuyant sur un communiqué officiel lu le 30 août à Makokou par le porte-parole de l’exécutif, le professeur Charles Edgar Mombo, l’État a clairement rejeté les prétentions de la société adressées à la représentation diplomatique gabonaise en Angleterre. Libreville démontre ainsi sa ferme intention de ne point céder face aux menaces d’intimation brandies par le créancier sur la scène financière internationale.
Après un examen minutieux du dossier, les autorités gabonaises estiment que les documents invoqués par Bosch Capital, issus d’une cession opérée par Paramount Logistics Corporation Ltd, ne constituent en aucun cas des billets à ordre exigibles. L’exécutif y voit plutôt de simples promesses de paiement rattachées à un vieux différend juridique qui a déjà épuisé toutes les voies de recours. Pour l’État, la situation est parfaitement limpide et ne saurait fonder la moindre nouvelle obligation financière à sa charge.Cette position inébranlable trouve son ancrage juridique dans une sentence rendue le 6 février 2026 par la Cour de justice de Londres, laquelle avait déjà débouté Paramount Logistics de ses prétentions. Non seulement la juridiction britannique avait donné raison à Libreville, mais elle avait également condamné la société adverse à verser 110 000 euros, soit environ 72 millions de francs CFA, aux caisses de la République gabonaise.
Fort de cette décision, le gouvernement se considère totalement libéré de toute obligation pécuniaire dans ce dossier.En guise de réplique, l’exécutif gabonais a réaffirmé son attachement indéfectible à l’État de droit tout en affichant sa détermination totale à protéger les finances publiques contre toute tentative de spoliation. En brandissant la menace d’user de toutes les voies de droit nécessaires pour préserver ses intérêts, Libreville envoie un signal fort aux créanciers et entend bien faire respecter sa souveraineté financière face aux pressions extérieures.


Commentaires