Dans la suite de son échange décisif avec l’Union, le Chef de l’État a tenu à clarifier la position du Gabon face aux institutions financières internationales. Concernant les discussions avec le FMI, le ton est celui de la souveraineté retrouvée : si un programme est en négociation, il ne se fera pas au détriment du social. « On ne signe pas un accord pour serrer la ceinture des Gabonais », a-t-il martelé, précisant que l’audit de la dette publique était un préalable non négociable pour assainir les finances de l’État, qui s’élevaient à plus de 7 500 milliards de francs CFA à son arrivée. L’objectif est clair : transformer la dette en levier de développement plutôt qu’en fatalité.Le volet de la souveraineté alimentaire occupe également une place centrale dans la vision présidentielle.
L’annonce de l’interdiction d’importation du poulet de chair d’ici janvier 2027 marque un tournant protectionniste assumé. Pour accompagner cette mesure, l’État mise sur le projet des 12 000 têtes de bovins et un soutien accru aux éleveurs locaux. Cette stratégie vise à briser la dépendance extérieure et à bâtir une filière agricole nationale robuste, capable de nourrir les Gabonais tout en créant de la richesse sur place.Sur le plan social et sécuritaire, le Président a abordé sans détour les dysfonctionnements de la CNAMGS et la dégradation de l’offre de soins dans les hôpitaux publics. Il pointe du doigt une gestion parfois défaillante et appelle à une restructuration profonde pour que l’accès à la santé ne soit plus un luxe. Face à la recrudescence de l’insécurité et des fléaux tels que la drogue en milieu scolaire, la réponse se veut ferme : renforcement des effectifs de sécurité et durcissement des sanctions. Sur la question sensible de la peine de mort pour les crimes rituels, le Chef de l’État s’en remet à la volonté populaire, laissant la porte ouverte à un débat national via un référendum.
Enfin, jetant un regard sur la scène diplomatique, le locataire du Palais du Bord de Mer se félicite du retour du Gabon dans le concert des nations. De la présidence de la CEEAC à l’accueil de sommets internationaux comme NewSpace Africa, le Gabon retrouve sa voix et son influence. En concluant sur une note d’espoir malgré l’immensité du chantier, il a réaffirmé son contrat sacré avec le peuple : chaque jour doit être une étape vers la restauration de la dignité nationale, loin des « écrans de fumée » et plus proche que jamais des réalités du terrain.


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