La composition du top management de la Société d’Exploitation du Transgabonais (Setrag) fait actuellement l’objet de vives discussions. À l’heure où les autorités gabonaises, sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, prônent un changement de paradigme en faveur de la promotion des compétences locales, la structure actuelle de l’encadrement supérieur de l’entreprise est pointée du doigt par certains observateurs.

Selon les données circulant sur la gouvernance de l’entreprise en 2025, la répartition des postes de direction soulève des interrogations sur la représentativité gabonaise au sein de la chaîne de décision : -Un déséquilibre marqué : Sur 17 postes de direction répertoriés, une large majorité est occupée par des profils expatriés, tandis que la représentativité des cadres gabonais apparaît limitée à trois postes clés. – Des critiques sur le recrutement : Au-delà de la nationalité des dirigeants, des voix s’élèvent pour contester les processus actuels, affirmant que le groupe Eramet influencerait directement le recrutement au sein de la Setrag, en lieu et place d’une gestion passant par la Comilog, actionnaire de référence. – Une attente de changement : Cette situation est perçue par certains comme contraire à la volonté présidentielle de valoriser l’expertise nationale pour lutter contre le chômage, dans une démarche qui se veut apaisée mais déterminée.
Ce débat cristallise les attentes d’une partie de la population qui appelle à une révision des pratiques de gestion au sein de cet acteur stratégique de l’économie gabonaise. L’enjeu est désormais de savoir si cette interpellation citoyenne débouchera sur une évolution de la politique des ressources humaines et de la gouvernance de la Setrag, afin de mieux aligner l’entreprise avec la nouvelle vision nationale de souveraineté et de valorisation du capital humain local.


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