
Le député Béni Ngoua Mbina entend durcir les sanctions prévues par le Code pénal en matière d’outrages aux bonnes mœurs, avec des dispositions visant notamment les relations sexuelles entre personnes de même sexe et la promotion de cette sexualité..Présentée le 13 octobre 2026 devant la Commission des lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale, cette initiative vise à modifier certaines dispositions de la loi n° 006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal.
Le parlementaire, élu du deuxième siège du département de Mougoutsi, dans la province de la Nyanga, défend une démarche destinée, selon lui, à préserver les valeurs culturelles et les repères sociaux du Gabon.Au cœur du texte figure le relèvement des peines prévues à l’article 212, qui pourraient atteindre cinq ans d’emprisonnement et 10 millions de francs CFA d’amende, ou l’une de ces deux sanctions seulement.
La proposition prévoit également de sanctionner certaines relations sexuelles entre personnes de même sexe ainsi que les actes présentés comme leur apologie ou leur publicité.Mais derrière le durcissement pénal, une question de société se dessine. Jusqu’où la loi peut-elle intervenir dans la vie privée au nom des valeurs culturelles ? Et quelles seraient les conséquences d’une telle réforme sur les libertés individuelles et la protection des droits humains ?À ce stade, il s’agit d’une proposition de loi, et non d’une disposition définitivement adoptée.
Son examen parlementaire pourrait ainsi ouvrir un débat majeur sur l’équilibre entre les références culturelles invoquées par son promoteur, les garanties constitutionnelles et les engagements internationaux du Gabon.


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