
La justice sud-africaine a rejeté la demande de reconnaissance d’un statut diplomatique formulée par les avocats de Kemi Seba. Une décision qui pourrait ouvrir une nouvelle étape dans la procédure visant à déterminer son éventuelle extradition vers le Bénin, où plusieurs poursuites sont engagées contre lui.Le militant panafricaniste détient un passeport diplomatique nigérien, délivré sous les autorités militaires au pouvoir à Niamey.
Ses conseils s’appuyaient notamment sur ce document pour tenter de lui faire bénéficier d’une protection diplomatique en Afrique du Sud. Les juges sud-africains n’ont toutefois pas retenu cet argument.Kemi Seba reste ainsi sous la menace d’une extradition vers le Bénin.
Les autorités béninoises l’accusent notamment d’« apologie de crime contre l’État » et d’« incitation à la rébellion », en lien avec son soutien présumé aux mutins lors de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.Une autre procédure le vise également pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Ces dossiers sont instruits par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).Arrêté en Afrique du Sud en avril dernier alors qu’il se trouvait en situation irrégulière, Kemi Seba affirme craindre pour sa sécurité en cas de retour au Bénin.
Une nouvelle audience est annoncée en novembre pour examiner la demande d’extradition.De son vrai nom Stellion Gilles Robert Capo Chichi, l’activiste de 45 ans, qui revendique une importante audience sur les réseaux sociaux, est également connu pour son passé militant en France, où il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits liés à l’incitation à la haine raciale.


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