
Le Gabon pourrait accélérer l’inclusion numérique de sa population grâce à des smartphones plus accessibles financièrement. Dans un rapport consacré à l’économie numérique du pays, publié le 5 novembre 2026, la GSMA estime que des réformes ciblées pourraient permettre à environ 190 000 personnes supplémentaires d’accéder à l’Internet mobile à l’horizon 2031.
Malgré une couverture 4G atteignant 95 % de la population, le Gabon reste confronté à un important déficit d’utilisation. En effet, plus de la moitié des habitants vivant dans des zones couvertes ne profitent toujours pas de l’Internet mobile. Le coût élevé des smartphones constitue l’un des principaux obstacles, particulièrement pour les ménages à faibles revenus.Pour inverser cette tendance, la GSMA préconise notamment une réduction de la TVA sur les smartphones d’entrée de gamme, des facilités de paiement et le renforcement des investissements dans les infrastructures numériques.
L’organisation recommande également de développer les services publics accessibles par téléphone, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des démarches administratives.Le rapport souligne aussi la nécessité d’alléger la fiscalité des opérateurs télécoms, dont les prélèvements sectoriels représentent actuellement 11 % du chiffre d’affaires brut, avec un objectif de réduction à 3 %.
Selon les projections de la GSMA, ces réformes pourraient porter le nombre d’abonnés uniques à l’Internet mobile de 1,06 million en 2026 à 1,48 million en 2031. Elles pourraient également générer près de 63 milliards de FCFA de recettes publiques annuelles supplémentaires à cette échéance.
Pour la GSMA, le défi du Gabon n’est donc plus seulement d’étendre la couverture réseau, mais surtout de rendre Internet financièrement accessible et réellement utile au quotidien.


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