
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu le dimanche 1er novembre à Oyo, au Congo-Brazzaville, à la tête d’une importante délégation. Présenté comme un déplacement de recueillement, ce voyage intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de l’affaire des biens mal acquis en France.
À Oyo, fief familial du président congolais Denis Sassou Nguesso, le chef de l’État gabonais est venu se recueillir sur la tombe d’Edith Lucie Bongo Ondimba, ancienne première dame du Gabon et fille du dirigeant congolais, décédée en 2009. Ce geste symbolique rappelle les liens historiques et familiaux entre les deux pays.Brice Clotaire Oligui Nguema et sa délégation ont été reçus par Denis Sassou Nguesso.
Parmi les personnalités présentes figureraient notamment Marie-Madeleine Mborantsuo et l’homme d’affaires Henri-Claude Oyima, aux côtés d’autres figures influentes.Au-delà de l’hommage, cette visite intervient alors que les relations entre Libreville et Brazzaville auraient connu des crispations liées à la procédure judiciaire française sur les biens mal acquis.Selon certains médias, un mémoire transmis le 8 septembre par les avocats de l’État gabonais aurait initialement demandé que l’épouse du président congolais, Antoinette Sassou-Nguesso, soit jugée.
Une démarche qui aurait suscité l’irritation de Brazzaville. Libreville affirme toutefois ne réclamer le procès d’aucune personne.Ouverte à la suite de plaintes déposées en 2007 et 2008, cette affaire porte sur des patrimoines acquis en France avec des fonds publics présumés détournés.
Partie civile depuis 2023, contrairement au Congo et à la Guinée équatoriale, le Gabon entend obtenir réparation. Dans ce contexte, le déplacement d’Oligui Nguema pourrait aussi contribuer à préserver les relations entre les deux États.


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