
Les journées portes ouvertes consacrées à l’habitat qui se sont tenues du 29 au 31 octobre ont révélé l’ampleur des attentes des Gabonais en matière de logement. En quelques jours, l’événement a attiré plus de 4 000 visiteurs et enregistré près de 2 500 manifestations d’intérêt.
Une mobilisation qui met en lumière la forte demande résidentielle dans un pays confronté depuis plusieurs années à un déficit important de logements.Estimé entre 200 000 et 250 000 unités avant 2023, ce déficit touche particulièrement Libreville et Port-Gentil. Malgré les différents programmes immobiliers annoncés au fil des années, l’offre demeure largement insuffisante face à une urbanisation croissante et aux besoins des ménages.
Pour de nombreux fonctionnaires, salariés et jeunes couples, accéder à la propriété reste un parcours difficile. À Libreville, le coût élevé des logements neufs, souvent compris entre 40 et 70 millions de FCFA pour un trois-pièces, constitue un obstacle majeur. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès au crédit immobilier et les contraintes liées à la disponibilité des terrains aménagés.
Depuis son arrivée au pouvoir en août 2023, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fait du logement un axe important de son action sociale. Les 2 500 manifestations d’intérêt enregistrées constituent ainsi un indicateur concret des attentes de la population, mais également un défi pour les pouvoirs publics.
L’enjeu dépasse désormais le succès de ces journées portes ouvertes. Il s’agit de transformer les intentions en logements effectivement construits et attribués. Cela suppose des financements accessibles, une politique foncière efficace et un suivi transparent des dossiers.Pour les autorités, le véritable test commence donc maintenant : répondre concrètement à une demande que les Gabonais ne cessent d’exprimer.


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