
Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en électricité, le Gabon pourrait-il explorer une nouvelle piste énergétique venue de Russie ? Le groupe public russe Rosatom met en avant une technologie encore peu répandue sur le continent africain : une centrale nucléaire flottante, conçue pour produire de l’électricité à proximité des zones côtières et industrielles.
Présentée lors du Sommet Russie-Afrique à Moscou, cette infrastructure affiche une capacité de production de 100 mégawatts (MW). Son principal atout réside dans sa mobilité : transportée par voie maritime, elle peut être installée près d’un réseau côtier afin de contribuer à l’alimentation des populations et des installations industrielles.
Baptisée centrale nucléaire flottante (FNPU), cette unité est livrée avec son équipage et son combustible. Selon les explications de Rosatom, le combustible usé est récupéré par l’entreprise russe, évitant ainsi au pays d’accueil d’en assurer directement la gestion. La technologie prévoit un rechargement tous les sept ans et une durée de vie estimée à 60 ans.
Son fonctionnement s’inspire notamment de l’expérience de l’Akademik Lomonosov, en exploitation depuis 2020 dans l’Arctique.Pour le Gabon, qui dispose d’environ 800 kilomètres de façade maritime, cette proposition intervient dans un contexte marqué par des difficultés à satisfaire durablement la demande en électricité. Libreville et Port-Gentil, notamment, ont besoin d’infrastructures énergétiques capables d’accompagner leur développement économique et industriel.
Toutefois, cette perspective soulève des questions essentielles concernant les coûts, la sûreté nucléaire, les infrastructures portuaires et le cadre réglementaire. Si elle venait à être étudiée, cette solution pourrait constituer une piste de diversification du mix énergétique gabonais, à condition d’en évaluer rigoureusement la faisabilité et la pertinence économique.


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