La ville de Malabo, en Guinée Équatoriale, est devenue ce lundi 11 mai 2026 le centre névralgique de la réflexion prospective africaine. Le Gabon y marque sa présence avec une délégation de haut vol du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), conduite par son Premier Vice-Président, Jean Sylvain Ndong. Accompagné de techniciens chevronnés, dont le Dr Aymar Mbina Yembi et Stellas Mamboundou Mouketou, le représentant gabonais porte la voix de notre institution au sein de l’Union des Conseils Économiques et Sociaux et Institutions Similaires d’Afrique (UCESA). Ce rassemblement de Malabo réaffirme le rôle central des organes consultatifs dans la formulation des politiques publiques sur le continent.
Placée sous le thème évocateur « Unis par le dialogue, engagés dans le développement », cette assemblée générale s’inscrit dans une volonté de synergie transfrontalière. Pour le président de l’UCESA, le Dr Abdelkader Amara, le dialogue n’est pas une simple formalité diplomatique, mais le socle indispensable pour définir des trajectoires de croissance inclusives. Le Gabon, par son expertise dans les domaines environnementaux et culturels, apporte une contribution précieuse à ces échanges. L’enjeu est de taille : transformer les aspirations citoyennes en stratégies concrètes de développement durable, capables de répondre aux défis structurels auxquels fait face la jeunesse africaine.Cette rencontre constitue également une plateforme de « benchmark » institutionnel pour le CESEC. En partageant ses expériences avec ses homologues africains, la délégation gabonaise participe au renforcement de la coordination régionale, nécessaire pour harmoniser les avis techniques rendus aux gouvernements respectifs.
La présence d’experts de la prospective et du suivi thématique au sein de la délégation souligne la volonté du Gabon de s’appuyer sur des données rigoureuses pour influencer les grandes orientations de l’Union. Il s’agit, en somme, de bâtir une ingénierie de conseil plus performante et mieux intégrée au niveau continental.Enfin, les travaux de Malabo marquent une étape supplémentaire dans l’ancrage du Gabon au sein des instances multilatérales africaines. Au-delà des discours, ces assises visent à instaurer une véritable culture de la prospective partagée. En réitérant son engagement envers l’UCESA, Libreville confirme que les solutions aux crises économiques et sociales actuelles ne pourront émerger que d’une réflexion collective et solidaire. Alors que les travaux se poursuivent, l’opinion retient que le dialogue institutionnel reste, plus que jamais, le moteur d’une Afrique résiliente et maîtresse de son destin.


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