Le paysage environnemental gabonais s’apprête à connaître une mutation profonde avec le lancement du futur Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Nkoltang. Ce projet ambitieux, s’étendant sur une superficie de 75 hectares, a récemment fait l’objet d’une consultation publique majeure. Cette rencontre a réuni les autorités locales, les représentants institutionnels et les communautés environnantes, marquant ainsi une étape cruciale dans l’adhésion populaire nécessaire à la réussite d’une telle infrastructure d’utilité publique.Sous l’impulsion du Ministère de l’Intérieur, cette initiative vise à instaurer un modèle d’économie circulaire jusqu’ici inédit dans la région.
Yannick Edson Ongoundja, Secrétaire général adjoint du ministère, a souligné que le centre ne se contentera pas de stocker les résidus, mais intègrera des processus de traitement et de valorisation des déchets. L’objectif est de transformer les nuisances urbaines en ressources exploitables, tout en créant un écosystème économique durable pour les communes de Libreville, Owendo et Akanda.L’entreprise Mika Services, maître d’œuvre du chantier, a présenté les spécificités techniques de ce complexe moderne. La priorité absolue est donnée à la maîtrise des risques environnementaux grâce à des dispositifs de confinement de pointe. La première phase opérationnelle consiste en la création d’un « casier d’urgence » d’une capacité d’un million de mètres cubes.
Ce premier compartiment est conçu pour offrir une réponse immédiate et sécurisée aux flux croissants de déchets ménagers produits par la capitale et ses environs.À terme, le centre de Nkoltang est appelé à prendre le relais de la décharge de Mindoubé, dont l’exploitation depuis quatre décennies ne répond plus aux normes environnementales actuelles. En remplaçant ce site saturé par une infrastructure de nouvelle génération, les autorités gabonaises affichent leur volonté de moderniser la gestion urbaine. Ce projet d’envergure, soutenu au plus haut sommet de l’État, symbolise l’engagement du pays vers une salubrité publique renforcée et une protection durable de son patrimoine naturel.


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