
Alors que le Gabon fait face depuis plusieurs jours à des tensions dans l’approvisionnement en carburant, la sortie publique d’Yves Fernand Manfoumbi, président du conseil d’administration de Gabon Oil Company, remet au centre du débat la question de la sécurité énergétique du pays.Pour le responsable, la récente pénurie ne doit pas être considérée comme un simple problème ponctuel d’approvisionnement.
Elle révèle surtout la vulnérabilité du marché intérieur, alors que le Gabon, malgré son statut de producteur de pétrole, reste dépendant des importations de produits raffinés.L’enjeu est donc, selon lui, de passer d’une gestion des ruptures à une véritable politique de sécurité énergétique.
Cela passe notamment par la constitution d’un stock stratégique national, avec un seuil minimum de sécurité pour l’essence et le gasoil, mais aussi par la modernisation durable de la chaîne pétrolière.Yves Fernand Manfoumbi insiste également sur la nécessité de renforcer les capacités de raffinage, de stockage, de transport et de distribution.
Le développement des infrastructures de stockage, notamment le nouveau dépôt pétrolier, doit ainsi s’inscrire dans une stratégie globale.Autre priorité : mettre en place une véritable tour de contrôle de l’aval pétrolier, permettant à l’État de suivre quotidiennement les stocks disponibles, les cargaisons en mer, les volumes commandés et les besoins du marché.
Car une rupture de carburant ne touche pas uniquement les automobilistes. Elle affecte directement les transports, les entreprises, les commerces et, au final, le coût de la vie des ménages.
Pour Manfoumbi, la réponse à la crise doit donc concilier trois impératifs : garantir la disponibilité du carburant, préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et maîtriser le coût pour les finances publiques.


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