
L’ancien Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima tire la sonnette d’alarme sur une pratique qu’il estime de plus en plus préoccupante au sein de l’administration : la modification présumée de textes de loi entre leur adoption et leur publication au Journal officiel.
Dans une publication sur Facebook, l’ancien chef du gouvernement revient notamment sur la controverse autour de la loi n°0015/2026 du 14 septembre 2026, portant ratification de l’ordonnance relative à la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC).
Il relaie les interrogations soulevées par Geoffroy Foumboula Libéka Makosso concernant la conformité de la version publiée les 6 et 7 octobre avec celle initialement adoptée.Raymond Ndong Sima rapproche cette affaire d’autres épisodes ayant suscité des interrogations, notamment autour de la Constitution publiée en 2025 et de la loi sur les partis politiques, dont une nouvelle version aurait été publiée quelques jours après une première publication.
L’ancien Premier ministre affirme également avoir saisi récemment l’Assemblée nationale au sujet de deux ordonnances relatives, entre autres, à la création de la Société agropastorale du Gabon. Il estime que les divergences relevées entre les décisions du Conseil des ministres et les textes publiés auraient contribué au blocage de la restructuration du secteur agropastoral depuis plusieurs mois.
Au-delà de ces cas, Raymond Ndong Sima pose une question centrale : qui dispose de la capacité technique de modifier un texte après son adoption ? Il alerte sur les conséquences possibles d’une telle pratique pour la crédibilité de l’administration, la sécurité juridique et l’image du Gabon auprès des investisseurs.


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