
Le gouvernement gabonais a tenu, le jeudi 8 octobre 2026, un Conseil des ministres présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema au Palais du Bord de mer. Dominée par la crise du carburant, cette réunion a débouché sur plusieurs décisions majeures touchant également l’énergie, la santé, le logement, l’agriculture et la gestion des finances publiques.
Face aux perturbations de l’approvisionnement en produits pétroliers, le chef de l’État a instruit le gouvernement de renforcer le suivi des livraisons et de préparer un programme de modernisation de la Société gabonaise de raffinage (Sogara). Celui-ci devra intégrer le renforcement des stocks stratégiques et les études préalables à la construction d’une nouvelle raffinerie.
Autre enjeu : le mécanisme de stabilisation des prix des carburants, dont le coût aurait atteint 30 milliards de FCFA pour le seul mois de septembre. Une réflexion a été engagée sur son allègement, voire sa suppression progressive.Dans le secteur électrique, neuf turbines bicombustibles représentant une capacité totale de 255 MW ont été livrées pour renforcer la production.
Parallèlement, la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval, d’une capacité de 35 MW, affiche un taux d’avancement du gros œuvre de 95 %, avec une mise en service prévue entre octobre et décembre 2026.La santé figure également parmi les priorités. Le gouvernement prévoit un plan d’urgence de 1,605 milliard de FCFA pour le Centre national de santé mentale, ainsi que l’ouverture de formations d’aides-soignants à Mouila, Makokou et Oyem.
Le programme scolaire « École ZEN » sera intégré à la programmation budgétaire du Plan national de croissance et de développement 2026-2030.Sur le plan économique, une commission nationale sera chargée d’auditer les conventions liant l’État à ses partenaires afin d’envisager leur renégociation.
Une taxe environnementale sur le torchage et le rejet du gaz naturel est également annoncée.Enfin, le Conseil a décidé de placer la SAEG sous administration provisoire pour 90 jours, avec pour missions l’audit de la structure, la sécurisation de son patrimoine et le règlement progressif des arriérés de salaires. Ces décisions traduisent la volonté affichée des autorités de répondre aux urgences tout en engageant des réformes structurelles.


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