
Longtemps reléguée au second plan, la santé mentale semble désormais occuper une place croissante dans les priorités sanitaires au Gabon. La question a récemment été au cœur d’une séance de travail présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, avec pour objectif d’identifier des réponses plus adaptées aux personnes vivant avec des troubles mentaux.
Au centre des préoccupations : la prise en charge médicale, mais aussi la réinsertion sociale des patients. À Libreville, la présence régulière de personnes en situation d’errance dans les rues témoigne des difficultés persistantes du dispositif actuel. Dans les rues de Libreville, certaines personnes en situation d’errance attirent régulièrement l’attention des passants. Pour certaines d’entre elles, cette présence dans l’espace public peut être liée à des troubles mentaux et traduit les difficultés persistantes à assurer une prise en charge adaptée sur la durée.
La question de l’errance liée aux troubles mentaux s’est récemment invitée au cœur des réflexions gouvernementales. Une séance de travail présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a notamment porté sur les réponses à apporter aux personnes concernées et sur les moyens de renforcer leur accompagnement.
Pour le ministre de la Santé, le Professeur Elsa Joséphine Ayo épouse Bivigou, la réponse ne peut pas se limiter à l’hospitalisation. Une fois leur état stabilisé, les patients doivent pouvoir bénéficier d’un suivi leur permettant de retrouver progressivement une place au sein de leur famille et de la communauté.
Cette approche suppose également de renforcer les structures existantes. Le Gouvernement envisage ainsi l’élaboration d’un plan d’action consacré à la santé mentale, ainsi que l’extension du Centre national de santé mentale de Melen. Cette évolution devrait permettre d’augmenter les capacités d’accueil et d’améliorer les conditions de prise en charge.
Mais derrière la question de l’errance se pose aussi celle du regard porté sur les personnes souffrant de troubles mentaux. Stigmatisation, rejet et isolement peuvent compliquer davantage leur réintégration sociale.
Le Gouvernement entend donc mobiliser professionnels de santé, associations et société civile autour d’une réponse plus globale. L’enjeu est désormais de construire un parcours qui ne s’arrête pas aux portes de l’hôpital, mais accompagne également la personne vers son retour dans la communauté.


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