
Le gouvernement gabonais entend renforcer le contrôle des dépenses liées aux personnels de l’État. Dans le projet de loi de finances 2027, le plafond des effectifs civils et militaires est fixé à 121 520 agents, pour une masse salariale estimée à près de 964 milliards de FCFA. Cette orientation traduit la volonté des autorités de mieux maîtriser les finances publiques tout en préservant le fonctionnement des services essentiels.
Selon l’article 101 du texte budgétaire, l’administration centrale concentre 118 234 agents, pour un coût global de 916,8 milliards de FCFA. Les effectifs sont principalement répartis entre les secteurs stratégiques. La Défense nationale arrive en tête avec 30 699 personnels, suivie de l’Éducation nationale, qui compte 26 306 agents. Le secteur de la Santé totalise, quant à lui, 12 978 personnels.
Le pôle Économie et Finances rassemble 8 284 agents, avec une charge annuelle estimée à 150,5 milliards de FCFA.L’article 102 introduit également des f plus strictes pour les établissements publics. Désormais, toute augmentation des salaires ou tout recrutement entraînant une hausse des dépenses de personnel devra être financé par les ressources propres de l’organisme concerné sur une période de cinq ans.
Les établissements ne pourront donc plus compter sur une augmentation des subventions de l’État pour couvrir ces nouvelles charges. Toute mesure susceptible d’alourdir le budget national devra obtenir l’approbation préalable du ministère des Finances, accompagnée de prévisions financières et d’un plan de gestion des emplois et des compétences sur cinq ans.
À travers ces dispositions, l’exécutif cherche à contenir la progression des dépenses salariales. Toutefois, le défi sera de concilier cette rigueur budgétaire avec les besoins persistants en enseignants, infirmiers et personnels de sécurité, indispensables à la qualité du service public.


Commentaires