
Le Gabon veut changer la manière dont il valorise son or. À travers la mise en place prochaine de l’obligation de raffinage local, le pays entend mettre fin à l’exportation du métal précieux sous sa forme brute et récupérer une part plus importante de la valeur générée par cette ressource.
Cette nouvelle orientation a été réaffirmée le lundi 7 septembre 2026 à la Zone d’investissement spéciale de Nkok, lors de la visite du ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, à la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO).
Désormais, l’objectif est clair : extraire au Gabon, transformer au Gabon et tirer davantage de revenus de cette transformation.
Jusqu’ici, une partie de la valeur de l’or extrait pouvait être réalisée à l’extérieur du pays après son exportation. Avec le raffinage local, le gouvernement veut conserver davantage de retombées économiques sur le territoire.
La RGO devrait ainsi occuper une position centrale dans cette nouvelle organisation de la filière. Le passage par cette infrastructure doit également renforcer le contrôle des flux d’or, améliorer la traçabilité et contribuer à réduire les circuits informels susceptibles de priver l’État de recettes.
Au-delà de l’interdiction annoncée, l’enjeu est donc économique et industriel. Le Gabon cherche à transformer une richesse extraite de son sous-sol en davantage de valeur ajoutée, de recettes publiques et d’activité industrielle locale.
Reste désormais à mesurer les effets concrets de cette réforme sur les producteurs, les opérateurs de la filière et surtout sur les revenus réellement captés par l’État.


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