La récente défaillance prolongée du logiciel de la SEEG, ayant plongé des milliers de foyers dans l’obscurité pendant plus de 48 heures, a suscité une vive indignation. Ce silence radio, devenu le maître-mot de la communication de l’entreprise, a poussé Hercule Nze Souala, entrepreneur et leader d’opinion, à sortir de sa réserve. Son constat est sans appel : les prestations de la société, loin d’être un service public essentiel, sont aujourd’hui devenues une source de frustration nationale majeure pour les populations gabonaises.
Face à cette situation, Hercule Nze Souala prône une rupture radicale, appelant l’État à racheter l’intégralité des actions de la SEEG afin de reprendre le contrôle souverain sur la gestion énergétique du pays. Cette proposition, qui inclut l’idée d’une mobilisation nationale pour soutenir ce rachat, illustre l’exaspération des citoyens, contraints de subir des interruptions de service répétées qui portent directement atteinte à leur dignité et à leur quotidien.Le point de vue développé souligne également le décalage flagrant entre la dynamique de transformation nationale portée par les autorités et la gestion de la SEEG, qualifiée de « saboteur en chef ». En maintenant ses abonnés dans une précarité énergétique constante et sans envisager de réparation pour les préjudices matériels subis, l’entreprise est perçue comme un frein au développement, traitant les usagers avec une absence manifeste de considération.
En guise de réponse à ce qu’il assimile à un sabotage de la dynamique de refondation, un « Collectif des clients fâchés de la SEEG » est en cours de création. Cette mobilisation citoyenne vise à exiger des comptes et des compensations, tout en interpellant les autorités sur la nécessité de résoudre ce dossier. La question demeure désormais centrale : la modernisation du Gabon peut-elle réellement s’accomplir sans une remise à niveau impérative du service public de l’électricité ?


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