À l’approche du congrès extraordinaire de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), prévu du 4 au 6 juillet prochain à Libreville, la question de la succession au poste de secrétaire général agite les coulisses de la formation présidentielle. Selon des sources relayées par Africa Intelligence, le ministre du Logement, Mays Mouissi, serait aujourd’hui fragilisé par ce que certains observateurs qualifient de difficulté à insuffler une dynamique concrète et une identité affirmée au parti, une mission qu’il peinerait à accomplir dans ses fonctions actuelles.
Face à ce constat, le nom d’Eloi Nzondo, actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale, s’impose avec force dans les cercles décisionnels comme le favori pour reprendre les rênes du parti. Ce cadre politique originaire de Mimongo, fort de son expérience passée au sein du PDG, figure en tête d’une liste comptant une dizaine de prétendants, illustrant les manœuvres internes en cours pour restructurer la gouvernance de l’UDB avant l’échéance du congrès.Parmi les autres figures citées dans cette course à la direction, le retour politique de Brice Laccruche Alihanga, désormais responsable de l’UDB dans le Haut-Ogooué et membre du Conseil stratégique national, marque un tournant notable.
Son parcours récent, caractérisé par une capacité de mobilisation confirmée sur le terrain, est salué par certains membres du parti comme un gage de leadership efficace, en contraste avec les critiques adressées à la gestion actuelle de l’animation du mouvement. Le bilan de cette séquence politique repose désormais entre les mains du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, seul habilité à trancher sur cette réorganisation. Alors que l’UDB cherche à consolider son assise nationale, ce congrès s’annonce comme un moment charnière pour définir la future ligne stratégique du parti et désigner une direction capable de répondre aux attentes présidentielles en matière d’animation politique.


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