Le récent débat public entourant la taxe liée à la sécurité et à la sûreté du secteur aérien gabonais appelle à une clarification nécessaire. Au-delà des interprétations hâtives, il est impératif de revenir aux faits : une infrastructure aéroportuaire moderne ne saurait exister sans ressources dédiées à la protection des frontières, au contrôle des passagers et à la conformité aux normes internationales de l’OACI.Loin d’être une mesure isolée, ce dispositif s’inscrit dans la continuité de la convention de concession signée le 20 mai 2026 entre le Ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, et la société SECURIPORT LLC.
Ce partenariat vise le déploiement de technologies de pointe pour le traitement des données passagers (système API-PNR), un standard mondial indispensable dans la lutte contre la criminalité transnationale et le terrorisme. Il est essentiel de préciser que cette contribution ne frappe pas les vols domestiques, mais s’applique exclusivement aux flux internationaux, là où les impératifs de sécurité nationale sont les plus critiques.Loin de constituer une charge arbitraire, cette mesure est une exigence de souveraineté. Le choix est simple : soit l’État finance intégralement ce service vital, soit il est couvert par les redevances liées à l’usage des infrastructures. Toutefois, le gouvernement ne se limite pas à cette exigence sécuritaire. Sous l’impulsion du Président de la République, le Ministre d’État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a engagé une réforme de fond visant à rationaliser la structure des prix du transport aérien.Un groupe interministériel est à pied d’œuvre pour identifier et supprimer les taxes « extra-aéronautiques » injustifiées qui, jusqu’ici, alourdissaient inutilement le coût du billet d’avion sans offrir de valeur ajoutée au secteur.
L’ambition est claire : prouver que le renforcement de la sécurité des frontières et la réduction du coût du transport ne sont pas des objectifs contradictoires, mais complémentaires.En choisissant la modernisation et l’alignement sur les meilleures pratiques internationales, le Gabon fait le choix de la responsabilité. Dans un monde où les menaces ne connaissent plus de frontières, l’État moderne se doit d’investir dans la sécurité, tout en veillant à protéger le pouvoir d’achat de ses citoyens par une gestion rigoureuse des prélèvements publics. La sécurité a certes un coût, mais l’impréparation, elle, n’a pas de limite.


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