La scène culturelle gabonaise est en proie à une vive controverse suite à l’organisation de l’événement ZOOLENDÈ. Au cÅ“ur des débats : le choix des invités ayant suscité l’ire de l’artiste Espoir la Tigresse. Dans une sortie médiatique remarquée, cette dernière s’est indignée de l’absence de l’initiatrice du concept, l’artiste Chimène, au profit d’influenceuses dont la représentativité au sein de la culture nationale est vivement contestée par certains acteurs du secteur.Pour Espoir la Tigresse, cette situation est le reflet d’une dérive dans la gestion des événements nationaux.
Elle dénonce une forme de favoritisme déplacée et une tendance, qu’elle qualifie de regrettable, à privilégier la notoriété artificielle au détriment du mérite et de la reconnaissance des véritables pionniers de la culture. Selon l’artiste, ces pratiques traduisent un malaise profond dans la valorisation des talents locaux, au sein d’un écosystème où, selon ses termes, « on aime valoriser et jouer les lèches ailleurs ».Cette déclaration, empreinte d’une certaine amertume, soulève une problématique plus large : celle du rôle et de la légitimité des influenceurs dans la promotion du patrimoine immatériel gabonais. En pointant du doigt l’incohérence entre l’identité de l’événement et les personnalités invitées à le porter, l’artiste met les organisateurs face à leurs responsabilités éthiques et culturelles. Une « ampoule grillée », comme elle se définit elle-même, qui n’hésite pas à mettre en lumière les failles d’un système qu’elle juge en perte de repères.
Au-delà de la simple affaire d’invitation, c’est toute la question de la structuration du monde du divertissement au Gabon qui est ainsi posée. La réaction d’Espoir la Tigresse, qui a trouvé un écho auprès d’une partie du public, incite désormais les organisateurs à s’interroger sur les critères de sélection de leurs invités afin de préserver l’authenticité des initiatives culturelles nationales. Reste à savoir si cette interpellation permettra une prise de conscience durable pour les prochaines éditions du ZOOLENDÈ.


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