
Le Gabon a porté ses priorités diplomatiques à la tribune des Nations unies. Représentant le président Brice Clotaire Oligui Nguema lors du débat général de la 81ᵉ Assemblée générale, la ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a défendu une vision fondée sur le respect de la souveraineté, la solidarité internationale et une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances de décision.
La 81ᵉ session de l’Assemblée générale s’est ouverte le 8 septembre 2026 sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation ».Dans un environnement international marqué par la multiplication des crises, Libreville a réaffirmé son attachement aux principes de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté des États et la non-ingérence.
Sur le plan sécuritaire, la diplomatie gabonaise a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la stabilité dans le Golfe de Guinée et de garantir des ressources durables aux opérations africaines de maintien de la paix.Le Gabon a également appelé à une mise en œuvre effective de la résolution 2719, adoptée en 2023 par le Conseil de sécurité, qui établit un cadre permettant, au cas par cas, l’accès des opérations de soutien à la paix dirigées par l’Union africaine aux contributions financières de l’ONU.Sur le front climatique, Libreville a plaidé pour des mécanismes de financement plus prévisibles en faveur des pays qui contribuent à la préservation des équilibres environnementaux.
Le pays souhaite également attirer davantage de partenariats industriels favorisant la transformation locale de ses ressources naturelles.La transition numérique figurait aussi parmi les préoccupations exprimées, avec un appel à renforcer la coopération internationale face à la cybercriminalité, à la désinformation et aux atteintes aux données personnelles.
Enfin, le Gabon a défendu une présence africaine accrue dans les mécanismes de décision de l’ONU, estimant que la réforme de la gouvernance mondiale demeure un enjeu central pour renforcer la représentativité et la légitimité du système multilatéral.


Commentaires