
Au cœur de la forêt équatoriale, le silence du sous-bois laisse place aux manœuvres tactiques. Jusqu’au 16 octobre 2026, trente-cinq militaires vingt-cinq sous-officiers gabonais, dont des éléments de la Garde républicaine, et dix soldats français suivent une formation intensive de six semaines pour l’obtention du Certificat technique de niveau 2.
Issues de l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles (APERN) de Libreville, cette promotion s’entraîne aux exigences du commandement en milieu hostile. L’objectif est clair : façonner de futurs chefs de section aptes à orchestrer des opérations complexes en jungle, tout en maîtrisant la gestion des risques spécifiques à cet écosystème éprouvant.
Lors d’un exercice de synthèse, les stagiaires ont simulé un scénario complet : infiltration sous couvert végétal, investissement d’un site clandestin, neutralisation de suspects et évacuation d’urgence d’un blessé. Ce travail d’équipe, qui progresse du trinôme à l’unité tactique, met à l’épreuve leur cohésion et leur leadership.
Au-delà des techniques d’aguerrissement et du tir de combat, l’accent est mis sur la préservation du patrimoine naturel. En intégrant un module dédié à la biodiversité locale, le stage prépare les forces à lutter contre le fléau de l’orpaillage illégal et les trafics qui détruisent la flore et la faune.
Cette coopération franco-gabonaise illustre une alliance stratégique moderne. En associant rigueur tactique et sensibilisation écologique, ces sous-officiers ne se préparent pas seulement à défendre un territoire : ils deviennent les gardiens armés des forêts gabonaises.


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