
La tension monte à la Société sucrière du Haut-Ogooué. Réunis en assemblée générale, les employés ont déposer, le vendredi 18 septembre, un préavis de grève. Ils dénoncent plusieurs manquements qu’ils estiment préjudiciables à leurs droits et à leurs conditions de travail.
Si aucune solution n’est trouvée d’ici là, les travailleurs prévoient de paralyser les activités de l’entreprise à compter du 1er octobre. Parmi leurs principales revendications figure la suppression de l’accès à l’économat, considéré comme un acquis prévu par leur convention collective. Les employés contestent également la fermeture du foyer des travailleurs et de l’espace de repos.
Le volet sanitaire occupe également une place importante dans leur cahier de revendications. Le personnel dénonce notamment l’absence de visites médicales régulières, particulièrement pour les agents exposés aux produits chimiques. Les travailleurs pointent aussi les dysfonctionnements du Comité de sécurité et de santé au travail (CSST), chargé notamment du suivi des risques professionnels.
À cela s’ajoute la question des équipements de protection. Les employés affirment n’avoir reçu qu’une seule tenue de travail au cours des deux dernières années, alors que leur convention collective prévoit une dotation annuelle de deux tenues.
La formation professionnelle et le dialogue social sont également au cœur du conflit. Les salariés regrettent l’absence d’un véritable plan annuel de formation et le refus, selon eux, de mettre en place la Commission d’interprétation paritaire prévue par leur convention collective.
Malgré cette menace de paralysie, les représentants des travailleurs disent rester disponibles pour des négociations. La direction dispose ainsi de quelques jours pour tenter de répondre aux revendications et éviter le déclenchement de la grève annoncée.


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