
Le système d’évaluation au collège gabonais connaît un nouveau tournant. Après les classes de 6e, 5e et 4e, la réforme des coefficients s’étend désormais à la classe de 3e, avec des conséquences directes sur l’évaluation des candidats au BEPC.
Au cœur de cette évolution : la volonté de mieux équilibrer le poids accordé aux différentes disciplines. Désormais, chaque compétence évaluée repose sur un coefficient de 1, conformément à la logique de l’Approche par les compétences (APC).
Une orientation qui rompt avec l’ancien modèle, dans lequel certaines matières, notamment le français et les mathématiques, pouvaient peser davantage dans la moyenne générale.
Pour le ministère de l’Éducation nationale, l’objectif est de faire évoluer l’évaluation vers un système qui prend davantage en compte la diversité des aptitudes des apprenants. Un élève en difficulté dans une discipline fortement valorisée ne devrait plus voir ses efforts dans les autres matières systématiquement minorés.
Cette nouvelle approche pourrait également modifier le rapport des élèves à leurs apprentissages. En donnant une importance comparable aux différentes compétences, elle encourage la régularité et permet de mieux mettre en valeur des profils scolaires parfois moins performants dans les matières dites fondamentales.
Reste désormais à mesurer les effets réels de cette réforme sur les résultats scolaires, le redoublement et la réussite au BEPC. Car au-delà des nouveaux coefficients, l’enjeu est de taille : construire une évaluation perçue comme plus juste, plus équilibrée et davantage représentative des capacités de chaque élève.


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