
Trente-deux ans de désaccord, de tensions et d’incertitudes. Une page vient finalement de se tourner dans un ancien conflit foncier au Gabon. Un accord a été conclu entre les parties, mettant officiellement fin à un bras de fer qui aura traversé plusieurs décennies.
Au-delà de la signature, c’est surtout une longue attente qui prend fin. Pendant plus de trois décennies, la question de la propriété de ces terres a entretenu les crispations, avec, en toile de fond, les difficultés récurrentes liées à la sécurisation du foncier au Gabon.
Cet accord apparaît ainsi comme bien plus qu’un simple règlement administratif. Il traduit la volonté de privilégier le dialogue et de rechercher une issue consensuelle à un conflit qui aurait pu continuer à s’enliser. Dans un pays où les différends autour des terres restent fréquents, cette issue pourrait également servir de signal : un conflit foncier, même ancien, n’est pas forcément condamné à durer éternellement.
Mais le véritable enjeu commence désormais. Il faudra veiller à la mise en œuvre effective des engagements pris et à la sécurisation juridique des terres concernées, afin d’éviter qu’un nouveau différend ne vienne ressusciter les tensions.
Après 32 ans, l’accord ouvre donc une nouvelle séquence : celle où la paix foncière devra désormais s’inscrire dans la durée.


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