Lors de l’émission de la nuit d’hier à Aujourd’hui consacrée à la Coupe du Monde sur les antennes de Gabon Télévision, le débat a pris une toute petite tournure inattendue, délaissant l’aspect purement sportif pour aborder les enjeux cruciaux de la gouvernance financière au sein des instances nationales. Autour de la table, la journaliste sportive Raïssa Laure Medza, dont l’expertise sur les rouages du football national est largement reconnue, a profité de l’évocation des importantes dotations financières allouées aux équipes participantes pour formuler une critique acerbe à peine voilée.
Alors que les panélistes soulignaient l’opportunité que représentent ces fonds pour le développement structurel du football dans les pays bénéficiaires, Raïssa Laure Medza a jeté un pavé dans la mare. Soulignant que ces ressources peuvent réellement porter des fruits et générer des résultats probants, la journaliste a immédiatement assorti ce constat d’une condition sine qua non : une gestion rigoureuse et transparente. « Quand c’est bien géré, pas par une fédération qui garde tout pour elle », a-t-elle lancé, visant explicitement des pratiques nombrilistes.Ce « tacle à la gorge » adressé sans doute à la Fegafoot et à son président résonne comme un appel à la responsabilité.
En pointant du doigt l’opacité qui semble entourer l’usage des ressources financières, la journaliste met en lumière une frustration partagée par de nombreux observateurs du sport local et les supporters. Pour Raïssa Laure Medza, le développement du football gabonais ne pourra passer par une réelle professionnalisation tant que la gestion des fonds restera, selon ses termes, accaparée au détriment de l’intérêt général et du progrès des clubs et des infrastructures. Une sortie médiatique qui remet plus que jamais la question de la probité des dirigeants fédéraux au cÅ“ur du débat public.


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