Le Gabon franchit une étape décisive dans la préservation de son identité culturelle et biologique. Dans un communiqué officiel publié le 8 juin 2026, le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts a annoncé la fin de l’exploitation libre de l’iboga. Désormais, chaque étape liée à cette plante emblématique — qu’il s’agisse d’accès, d’utilisation, de recherche, de transformation ou de commercialisation — est soumise à une autorisation préalable obligatoire délivrée par les autorités compétentes.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du décret du 22 mai 2026, qui instaure un dispositif juridique rigoureux pour la gestion de l’iboga et des savoirs traditionnels associés. Selon le ministre Paul Ulrich Kessany, cette nouvelle gouvernance repose sur l’avis conforme d’une commission technique interministérielle dédiée. Ce cadre s’applique aussi bien aux personnes physiques que morales, gabonaises ou étrangères, et étend sa juridiction aux activités menées hors des frontières nationales dès lors qu’elles exploitent des connaissances traditionnelles gabonaises.Face à l’intérêt croissant suscité par cette ressource — tant sur les plans scientifique et thérapeutique qu’économique — l’État entend mieux protéger cette plante centrale dans les rites du Bwiti.
Le ministère exhorte l’ensemble des acteurs concernés à se rapprocher au plus vite des services techniques compétents pour régulariser leur situation, tout en rappelant que le non-respect de ces nouvelles dispositions exposera les contrevenants à des sanctions.Avec ce verrouillage réglementaire, le Gabon réaffirme sa souveraineté sur son patrimoine naturel. L’objectif est double : assurer une protection stricte des droits des communautés détentrices des savoirs traditionnels au sein des Mbandja, tout en garantissant que la valorisation de l’iboga serve prioritairement les intérêts stratégiques du pays.


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