
Libreville s’impose, durant trois jours, comme un carrefour de réflexion sur l’avenir de la santé infantile. Le 9 septembre, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba a accueilli l’ouverture du 9ᵉ congrès de la Société gabonaise de pédiatrie (SOGAPED), placée sous la présidence de la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou.
Co-organisée par l’Association des pédiatres de langue française (APLF) et l’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone (APANF), cette rencontre rassemble plus de 400 pédiatres, chercheurs et experts venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.
Les participants échangent autour d’un enjeu central : « Réinventer le partenariat Nord-Sud dans le domaine de la santé infantile au XXIᵉ siècle ». Au-delà du partage des dernières avancées scientifiques, les travaux visent à trouver des réponses adaptées aux réalités des systèmes de santé disposant de ressources limitées. Pour la ministre de la Santé, chaque décès d’un nouveau-né ou d’un enfant constitue une perte qui doit interpeller l’ensemble de la communauté médicale.
Elle a notamment insisté sur le rôle de la recherche et de l’innovation pour renforcer la prévention, améliorer le diagnostic et optimiser la prise en charge. La première journée a été rythmée par une conférence du président de l’Association des pédiatres de langue française, Ousmane Ndiaye, ainsi que par des masterclasses et des travaux en commissions.
Néonatologie, nutrition du prématuré, infections néonatales, prise en charge de la prématurité en Afrique subsaharienne, pathologies infantiles et innovations thérapeutiques figurent parmi les principaux sujets abordés.
Le président de l’APANF, Kamaye Moumouni, a présenté le congrès comme un espace de « science, de partage et de fraternité », appelant à renforcer la coopération et la recherche pédiatrique africaine, tout en favorisant l’adoption de recommandations communes. Les travaux se poursuivent au Palais des Congrès.


Commentaires