Interrogé sur l’efficacité de la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) face à la problématique persistante de la vie chère, le Ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, Thierry Minko, a tenu à clarifier le rôle de cette institution. Loin d’être un simple réseau de magasins publics, la CEAG a pour mission de s’attaquer aux causes structurelles de l’inflation en agissant en amont sur les mécanismes de formation des prix, notamment en réduisant les coûts d’approvisionnement, le nombre d’intermédiaires et les marges excessives.
Le Ministre a souligné que, malgré les défis logistiques, des résultats concrets commencent à émerger, comme en témoigne le succès des « Méga Marchés » organisés à Angondjé, Minvoul, Port-Gentil et Nzeng-Ayong le 30 mai dernier. À titre d’exemple, le coût d’une boîte de sardines a pu être ramené à 250 FCFA, contre 600 FCFA auparavant, un gain de pouvoir d’achat significatif pour les populations, particulièrement dans les zones intérieures comme Minvoul.Pour Thierry Minko, la CEAG marque une rupture avec les mesures ponctuelles du passé en proposant une réponse durable, en attendant que la montée en puissance de la production locale permette de réduire la dépendance aux importations et d’atteindre une véritable souveraineté alimentaire.
« Nous sommes sur la bonne voie », a-t-il affirmé, tout en se disant exigeant sur la qualité des produits et sur la capacité de la centrale à étendre ses effets bénéfiques dans les localités les plus éloignées du pays.Toutefois, le Ministre a appelé à la lucidité, rappelant que la CEAG ne saurait résoudre seule l’ensemble des facteurs de la vie chère. Elle doit s’intégrer dans une stratégie holistique incluant le contrôle rigoureux des pratiques commerciales abusives, l’amélioration des infrastructures logistiques et, surtout, le renforcement de la production nationale pour assurer une stabilité des prix sur le long terme.


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